Et musicalement ?

MON FRÈRE CE HÉROS

Ca faisait quelques temps que j’entendais mon frère gratouiller sur  sa guitare des morceaux de Pink Floyd, d’Eagles et Lynyrd Skynyrd. Je trouvais ça plutôt chouette et je me disais pourquoi pas moi. Néanmoins moi ce qui me bottait d’avantage c’était d’écrire des textes. J’ai toujours écrit mes ressentis dans un carnet. J’avais ce besoin constant d’extérioriser mon trop pleins d’émotions. La guitare me paraissait un moyen approprié pour réaliser cela.

 

Alors j’ai débuté la guitare à l’âge de 16 ans.

 

Je jouais dans mon coin, pour le plaisir, mais j’aimerais vraiment essayé de trouver les bons mots et les bonnes rimes. Il ne mettait jamais venu à l’esprit de faire entendre ça aux autres.

Comme beaucoup de jeunes musiciens, mes amis m’ont poussé à chanter devant eux. Et j’aimais bien ça. Mes compositions avaient l’air de davantage plaire que mes reprises. J’ai toujours considéré avoir une voix un peu “hors-norme”. Pas dans le sens que je chante comme une diva, bien au contraire. J’ai toujours eu une forme de complexe avec ma voix car je ne la maîtrise pas réellement. J’espère qu’un jour j’y arriverais. J’ai la sensation aujourd’hui que finalement je ne la connais pas bien. C’est également la sensation que j’avais avec mon corps. Comme lui et moi on se réconcilie au fur et à mesure des jours qui passent, j’espère que ce sera pareil avec mes cordes vocales.

LE PREMIER CONCERT

Vers 21 ans, en première année de DUT information et communication à la Roche-sur-Yon, des collègues de promo m’ont fortement sollicités pour que je participe à un concert d’un mouvement associatif nommé Le Fil. À force de persévérance, elles ont finit par me convaincre, et j’ai chanté avec un autre musicien Timothé devant une cinquantaine de personnes. Et je dois dire que j’ai adoré ça. Oui j’étais stressée, oui ma prestation scénique était hésitante, mais je me suis rendue à l’évidence : j’aimais la scène. En plus d’aimer composer mes propres chansons, j’adorais retenir l’attention des gens, sûrement mon égo qui est enjeux là dedans mais peu importe. J’aime réussir à capter l’attention des gens.

 

Chaque concert est différent. C’est ça qui est génial. Ce n’est jamais la même énergie, jamais les mêmes techniques, il faut varier les approches. Cette très enrichissant.

 

L’été qui a suivit ma dernière année de DUT, je me suis lancée dans un nouveau challenge : monter un groupe avec un inconnu. C’était un ami d’une camarade de promo, Emmanuelle. Je la remercie car elle aussi à insister de nombreuses fois. J’ai fini par craquer. Et j’ai bien fait. J’ai rencontré grâce elle, Mr Thibaut Gobin, alias Gogo, qui est l’une des personnes les plus importantes désormais. Un chouette type ! Il est surtout devenu mon acolyte musical de tous les instants.

LE CASTOR MOUILLÉ

De notre rencontre est né le projet Beaver On The Water. On retrouve encore une trace de ce groupe sur YouTube :

C’était les débuts. Big up aux potos : Guillaume et Pierre.

Puis après, trop prise par mon travail, j’ai décidé de stopper l’aventure musicale. Une très belle connerie. J’avais plus rien à quoi me raccrocher à part le boulot. Je tournais en ronds, c’était terrible. J’allais souvent voir les Bikini Ocean jouer, car mes anciens camarades de musique Thibaut, Guillaume et Pierre avait reformé un groupe.

 

RETOUR SUR SCÈNE

La tentation était trop grande… j’ai replongé dans la magnifique drogue qu’est la musique. Ukulélé, harmonica puis basse, j’ai étoffé mon registre musical tout en m’amusant. Je n’étais pas sur le devant de la scène et ça m’allait bien. Je ne me sentais pleine d’énergie avec eux.

Mais le petit groupe de quartier devenait grand et de fil en aiguilles nous sommes parvenus à de belles percées dans la jungle scénique vendéenne : nous avons notamment participé au tremplin du festival de Poupet et jouer en première partie d’Epsylon pour le tremplin Pouss’ Ta Charette.

Entre temps, même si j’étais complètement obnubilé par mon travail j’avais malgré tout écrit quelques chansons que j’appréciais. The Shower Song en faisait partie. Grâce une idée lumineuse de Gogo, nous sommes allés filmer, dans la maison que je venais d’acheter et qui devait être rénover, un clip, avec le talentueux Fabien Condaminas, réalisateur chez Cameléon’s film production.

Et je suis pas peu fière de vous présenter, si vous ne le connaissez pas déjà, son résultat. Je kiffe ce clip ah ah (oui, je suis très objective) :

LE CHAO C'EST RÉGLO

En janvier 2018, suite à mes problèmes de santé, j’ai stoppé toutes activités musicales. Je n’en étais physiquement et mentalement plus capable. J’avais l’impression que mon hyperactivité musicale avait entraînée mon burnout. Avec le recul la vérité est plus complexe. Le burnout est un tout. C’était l’ensemble de ma vie qui était déséquilibrée. Mais de toutes façons, j’étais incapable de me concentrer sur quoique ce soit durant 9 mois. Donc j’ai arrêté à contre-cœur.

 

Depuis quelques semaines, depuis que j’ai reconnecté corps et esprit, je parviens de nouveau à jouer de la musique. L’envie est revenue. Ouf. Depuis quelques semaines les idées créatives fusent. Je suis redevenue une gosse qui s’amuse avec 3 accords comme un enfant qui s’amuse avec un bout de bois.

 

Je vous avoue même qu’à l’instant où je vous écrit, nous avons entrepris d’enregistrer un titre sur mon burnout avec les copains musiciens Alex’ et Baptiste chez Nomad Audio Recording. La mélodie a été écrite par Alain Guérin, une autre rencontre exceptionnelle venue tout droit de la planète Pluton. J’ai tellement hâte de vous faire écouter ça. Avant, j’étais honnête dans mes textes. Désormais, je fais plus que ça. Désormais j’y mets mes tripes. 

© QUENTIN ROQUES
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