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Ça vous dit un petit chassé-croisé de moi-même ?

  • Mathilde Boileau
  • 7 août
  • 7 min de lecture

Un mariage dans le sud où j'ai fait ma star
Un mariage dans le sud où j'ai fait ma star

Hello les touristes !

Comment vous allez ?


Ici, ça va plutôt bien. J'ai eu envie de réaliser un nouveau petit tour de moi-même avec vous ici ! Autrement dit : vous donnez de mes nouvelles.


On s'est quittés il y a presque deux ans.

Je travaillais dans un organisme de formation et de coaching nommé Shem's, qui faisait de la prévention en épuisement professionnel. Un temps partiel, qui se passait relativement bien. Ça m'a permis de retrouver confiance mais pas du tout de kiffer les postes administratifs. Et je n'ai pas apprécié le côté privé des accompagnements des personnes burnoutées à 150 € la séance de coaching. Je suis trop à gauche pour ça.


On se retrouve maintenant et je suis étudiant-e. J'ai repris en septembre 2025 une année universitaire de licence information et communication. Et j'ai le plaisir de vous dire que j'ai validé ma licence. Je suis détenteurice d'un bac +3 wooow. #ellipse


J'ai continué le stand-up cette année, mais bien occupé-e par les études, j'ai réduit mes prestations. J'ai aussi fait 2/3 concerts de musique avec les copain-es. Ça fait toujours plaisir.



L'Université Catholique de l'Ouest qui porte bien son nom ! (Coucou Marie)
L'Université Catholique de l'Ouest qui porte bien son nom ! (Coucou Marie)

(Couou

Moi en pleine action de nourrissage
Moi en pleine action de nourrissage

En reprenant en licence, à l'UCO Nantes (l'université catholique de l'ouest, basée à Nantes mais dont le siège est à Angers) je me disais que j'aimerais bien ensuite créer une activité à mon compte de communication free-lance. Et à côté, faire de la musique et du stand-up. Mais finalement, le plan a changé en cours d'année. Parce qu'il m'est arrivé un drôle de truc : j'ai adoré retourner à la fac !


Je pensais apprécier les cours techniques et pratiques et me mettre à jour sur des nouveautés numériques du secteur. Néanmoins, ce qui m'a le plus passionné, ce sont les cours théoriques de communication et de culture en général.


Nos professeurs étaient pour la plupart des enseignant-es chercheur-ses. Et si j'ai apprécié créer des podcasts pour les cours, j'ai surtout aimé les partages de connaissances en théorie de la communication, en socio-économie du numérique ou même épistémologie des sciences de l'information et de la communication. Je me suis rendu-e compte que l'apprentissage de nouvelles connaissances nourrissait mon fort besoin de nouveautés intellectuelles.


Très curieux-se de nature, j'ai adoré lire les livres conseillés, faire des recherches complémentaires. Je me suis complètement surpris-e à prendre mon pied là dedans !

Alors je vous vois venir les boomers, bien sûr on peut pas être étudiant-e toute sa vie. Mais y'a un métier qui s'en rapproche : c'est faire de la recherche.


Maintenant mon projet professionnel, c'est de faire de la recherche et donner des cours. Soit en faisant un master et en devenant vacataire à l'université et chargé-e d'étude à côté. Soit en poussant jusqu'au doctorat pour être enseignant-e chercheur-se.


Le petit hic, c'est que les masters que j'ai choisis, en sociologie uniquement, m'ont soit mis-e très loin sur liste d'attente, soit refusé-e car j'ai pas de licence en sociologie. Coup dur pour mes rêves. Je n'avais plus envie de continuer en information et communication car j'aurais dû déménager. Et avec tous mes suivis et mon équilibre retrouvé, je me voyais pas bouger de Nantes.


Mais comme je l'ai déjà vérifié plusieurs fois : it's not about the destination, it's about the journey (on s'en fout de la destination, l'important, c'est le voyage pour y arriver)


Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse


Mon futur bureau alias ma chambre
Mon futur bureau alias ma chambre

Alors je pars sur une année en L3 sociologie pour retenter ma chance l'année prochaine. Je mettrais un peu plus de master l'année prochaine pour être sur-e que ça marche. Et je me prépare psychologiquement à potentiellement déménager.


En tout cas, je me sens bien. Ces deux dernières années, j'ai repris confiance en moi, en mes capacités. Je trouve davantage ma place et mon rôle dans ce monde. Et plus important encore, j'ai retrouvé le goût des choses. Je prends du plaisir au quotidien dans ce que je fais, j'arrive à trouver un équilibre qui me plait.


En fin d'année, j'ai effectué un stage en recherche avec une de mes profs, et c'était vraiment cool. Ma prof fait de la recherche sur la mise en exposition de l'esclavage et de la traite atlantique. Son projet de recherche interdisciplinaire, accueillant des chercheur-ses de partout dans le monde s'appelle EXPOSLAV.

Ce stage m'a permis de réaliser un journée d'étude avec pleins de chercheur-ses hyper cools ! De faire des entretiens avec des militants d'associations pour leur demander ce qu'ils pensaient des expositions et mises en lumière de ces sujets à Nantes.

C'était un stage passionnant ! Je devais faire un mois et finalement, j'en ai presque fait deux car ça me plaisait beaucoup.

Si vous voulez lire un des articles de ma prof, vous pouvez en trouver un en cliquant ici.


Et maintenant tu vas faire quoi ?


Après avoir digéré la déception des refus en master, je me suis inscrit-e en L3 sociologie avec l'université de Caen. C'est une licence qui se réalise à distance, car comme je l'ai dit

J'ai aussi assidument suivi la coupe du monde de football masculin
J'ai aussi assidument suivi la coupe du monde de football masculin

plus haut, je ne souhaite pas déménager de Nantes.


J'ai quelques inquiétudes sur le fait de rester motivé-e à distance, mais je me suis dit que ça valait le coup d'essayer ! J'ai trouvé les cours intéressants cette année en L3 info-com à l'université de Nantes. Cependant, j'ai aussi trouvé que plusieurs cours ne servaient pas à grand chose. Notamment le fait d'assister à des présentations orales de mes camarades. C'était souvent long et pas souvent intéressant (sorry les copains). Avec mes difficultés de santé, j'ai une dispense d'assiduité qui me permettra de nouveau d'en rater autant que nécessaire.


On verra si j'arrive à valider mon année de cette manière-là, mais c'est un bon challenge à essayer !


Je profiterai de ces cours à distance pour bouger. J'ai envie de reprendre le sac à dos. J'ai une obsession sur le Pérou ces dernières années, donc j'aimerais y aller. Et j'aimerais bien aussi retourner quelques semaines au Canada, et au Québec particulièrement.


J'ai aussi envie de poursuivre le stand-up, faire de la musique et du football en club.

 ce qui m'a aidé à aller mieux, c'est aussi les cheveux rouges, hein maman ?
ce qui m'a aidé à aller mieux, c'est aussi les cheveux rouges, hein maman ?

Point santé


Pour ce nouveau tour de moi-même, je voulais aussi vous partager un point santé.

Je vais mieux. J'ai plus d'énergie.

Ça s'explique par plusieurs choses. Déjà, en février dernier, je me suis fait retirer - lors d'une opération chirurgicale - un amas de polypes que j'avais dans l'utérus. C'est encore à confirmer, je prends des pincettes, mais manifestement, l'anémie dont je souffrais avec une carence épisodique en fer semble du passé. Qui dit anémie chronique dit fatigue, nervosité et anxiété. On l'oublie parfois mais c'est pas juste de la fatigue, c'est de la merde, en fait.


De plus, ayant des douleurs de menstruation très intenses depuis le tout début de mes règles, je me suis décidé-e à prendre une pilule hormonale pour ne plus avoir de règles. Et quel soulagement ! Je n'ai quasiment plus d'épisodes dépressifs ou de changement de motivation/moral incompréhensif.

Très concentré-e sur mon cours en costume de travail
Très concentré-e sur mon cours en costume de travail

Ça va faire 3 ans que je suis sous anti-dépresseurs. Pour le moment, avec l'une de mes psychiatres, on a évoqué la possibilité de réduire le traitement mais je ne me sens pas encore prêt-e. Bientôt, pourtant, je pense. J'ai tellement souffert d'angoisses et de dépression que ça me fait peur d'arrêter, mais il se peut pourtant que je n'ai plus besoin de cette béquille. C'est peut-être juste de la peur.


Avec mon autre psychiatre, j'ai effectué un diagnostic de TDAH (trouble de l'attention avec hyperactivité). Et effectivement, j'ai un TDAH sévère. C'est sans surprise. Mais ça va me permettre d'avoir une prise en charge plus adaptée à mes difficultés. Ma psychiatre m'a prescrit de la ritaline, ce qui me permet de réussir à rester concentré-e plus de 10 minutes sans avoir des fourmis dans les jambes. Et puis, on a commencé ensemble l'éducation thérapeutique pour que j'apprenne à mieux connaitre mon trouble en neuro-développement. Je me sens bien entouré-e.


Être proche


Ce qui est vraiment super aussi, c'est que j'ai constitué à Nantes un noyau de proches qui me sont chers et avec qui je me sens bien. Je peux être moi-même avec elleux et ça, c'est très appréciable. Je me sens plus bizarre ou différent-e. Je me sens bien. J'ai un-e ou deux ami-es avec qui je me sens soutenu-e et écouté-e. Je trouve que c'est essentiel pour se sentir bien.

Et je me rends compte que j'avais pas ça avant. J'étais entouré-e, mais soit c'était moi qui me montrais pas sous mon vrai jour, soit c'étaient elleux qui ne m'acceptaient pas entièrement, mais maintenant je sais ce que c'est un lien complet d'affection.

Un-e autre proche qui compte : Patate, le chien de la coloc
Un-e autre proche qui compte : Patate, le chien de la coloc

Habiter en colocation a été une des meilleures décisions de ma vie. La vie à 5 dans une maison, c'est pas tous les jours évidents. Y'a des prises de becs, des moments pas évidents. Mais pour moi, ça a vraiment été une clé dans mon équilibre. Toujours quelqu'un pour te glisser un mot gentil quand ça va pas trop. Toujours quelqu'un pour te proposer une sortie à deux pas de la maison. La colocation, c'est une bonne solution pour sortir de la dépression, je crois.


Voilà pour moi les touristes, j'ai fait le tour des sujets que je voulais aborder avec vous. On vit un moment collectif difficile avec la montée de l'extrême droite, le dérèglement climatique qui nous assiège. Mais moi bizarrement, ça fait des années que je ne me suis pas senti-e aussi bien. Peut-être tout simplement que j'ai trouvé ma place. Et que mes efforts de prendre soin de moi et de m'écouter ont payé.


Ça n'empêche que j'ai lu une phrase que je veux vous partager :

L'humain est constamment l'ennemi de ce qui le dépasse.

C'est une pensée de l'historien et homme politique grec Thucydide qui a vécu 4 ou 5 siècles avant JC.


Je l'aime bien car je trouve qu'elle parle de l'actualité. Et notamment de la montée du fascisme. C'est une vision très condescendante, néanmoins la seule manière pour moi de considérer que les racistes, homophobes, transphobes et autres phobiques de l'autre, existent c'est d'imaginer qu'ils n'ont pas compris ce dont ils ont peur. Je dirais pas qu'ils sont bêtes, je dirais qu'ils sont inconscients, dans une forme d'ignorance.

J'ai plusieurs personnes de cette mouvance autour de moi et je m'astreins à continuer de leur parler malgré le fait qu'ils rejettent les communautés dont je fais partie. En leur parlant, je crois que je limite leur méconnaissance.


Je me dis aussi que si on arrête de parler à ceux qui sont complètement différents de nous, on deviendra aussi ignorants qu'eux. Dans un monde qui tend dangereusement à se polariser, continuons le dialogue. Moins on se comprend, plus il y a de haine. La haine, ça finit par la guerre, et moi, j'en veux pas. Alors je parle.


Bisous les touristes,


A bientôt ici ou ailleurs,


Mathilde


Marcus quand il pense aux prochaines élections présidentielles
Marcus quand il pense aux prochaines élections présidentielles

 
 
 

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